Foire aux questions

DMJ : 12.01.2011

DON D'ORGANES : FOIRE AUX QUESTIONS

Dire oui au don d’organes, c’est donner l’accord de son vivant à un éventuel prélèvement après son décès.

Cette « Foire Aux Questions » est destinée à vous fournir les informations nécessaires à une réflexion et à une discussion, afin que chacun puisse prendre sa décision et la communiquer à ses proches. Elle recense les questions qui reviennent le plus fréquemment dans nos débats.

Cependant, si une des questions que vous vous posez personnellement n’y figure pas, n’hésitez pas à nous interroger directement ! Nous vous répondrons et intégrerons, le cas échant, votre question (et sa réponse) dans la liste ci-dessous :

1. Qu’est ce qu’une transplantation ?
2. Qu’est ce que la mort cérébrale ?
3. Quelle est la différence entre le don d’organes et le don de son corps à la science ?
4. Les médecins tiennent-ils compte de l’avis de la famille du défunt avant de prélever des organes ?
5. Y-a-t-il un risque de trafic d’organes en France ?
6. Comment se passent un prélèvement et une transplantation ?
7. Quels sont les résultats des greffes d’organes ?
8. Pourquoi manque-t-on d’organes en France ?
9. Qui prend en charge les frais de prélèvement ?
10. Comment faire savoir que je suis pour ou contre le prélèvement d’organes ?
11. Jusqu’à quel âge peut-on donner des organes ?

Pensez-vous être bien informé(e)s ?

Si oui, testez vos connaissances en cliquant sur la photo ci-dessous :

 Test proposé par la Fondation Greffe de Vie : http://www.greffedevie.fr

 

1. Qu’est ce qu’une transplantation ?

Une transplantation ou une greffe, c’est l’implantation d’un organe provenant d’un donneur sur un receveur qui en a besoin pour vivre. On greffe des organes (le rein, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas) et/ou des tissus (les os, la peau, la moelle osseuse, les cornées et cellules souches périphériques).

On peut prélever un organe ou un tissu sur une personne vivante (rein, moelle osseuse) à condition que le donneur soit consentant et que sa vie ne soit pas mise en danger.

Mais le plus souvent, on prélève des organes sur des personnes en état de mort cérébrale. Dans ce cas, l’anonymat du donneur est toujours préservé. Le don d’organes est gratuit pour le receveur et sans bénéfice financier pour la famille du donneur.

2. Qu’est ce que la mort cérébrale ?

La mort cérébrale, c’est la vraie mort !

Un sujet en état de mort cérébrale ne peut plus vivre puisque son cerveau n’est plus irrigué par le sang. Ses fonctions vitales s’arrêtent. Les battements de son cœur ainsi que sa respiration ne peuvent être maintenus artificiellement que pendant quelques heures. Le défunt conserve alors son apparence de vie, on pourrait croire qu’il est seulement dans le coma, pourtant, il est mort.

Deux médecins procèdent systématiquement à une série d’examens (encéphalogramme, artériographie …) avant de certifier la mort cérébrale.

A partir de ce moment, on ne dispose que de quelques heures pour avoir un entretien avec la famille du défunt et organiser le prélèvement.

3. Quelle est la différence entre le don d’organes et le don de son corps à la science ?

Donner son corps à la science, c’est le léguer aux facultés de médecine. Il sert à la formation des étudiants et des chirurgiens. Les organes ne sont pas transplantés. Le corps n’est pas rendu à la famille.

Dans le cas du don d’organes, le corps du défunt est toujours restitué à la famille dans les heures qui suivent le prélèvement. Les funérailles peuvent avoir lieu normalement.

4. Les médecins tiennent-ils compte de l’avis de la famille du défunt avant de prélever des organes ?

La loi affirme que toute personne en état de mort cérébrale est considérée comme un donneur potentiel si elle n’a pas exprimé son refus de son vivant. Elle précise également que « si le médecin n’a pas directement connaissance de la volonté du défunt, il doit s’efforcer de recueillir le témoignage de la famille ».

Si la personne décédée était un mineur ou un majeur faisant l’objet d’une mesure de protection pénale, la loi sptipule que « le prélèvement en vue d’un don ne peut avoir lieu qu’à la condition que chacun des titulaires de l’autorité pénale ou le représentant légal y consente expressément par écrit ».

Lorsque le défunt a laissé une trace écrite de sa décision vis-à-vis du don d’organes, les médecins agissent en total respect de sa volonté.

5. Y-a-t-il un risque de trafic d’organes en France ?

Afin d’éliminer tout risque, la loi prévoit que les prélèvements ne peuvent avoir lieu que dans des centres hospitaliers habilités. Les organes prélevés sont répertoriés par un organisme public indépendant qui les répartit selon le degré d’urgence et les suit jusqu’à la transplantation dans un centre également autorisé.

Les organes ne peuvent donc pas sortir de ce circuit pour être vendus. Pour les mêmes raisons, un organe greffé en France ne peut pas avoir été acheté à l’étranger.

6. Comment se passent un prélèvement et une transplantation ?

Quand, malgré ses efforts pour le sauver, une équipe médicale a constaté la mort cérébrale d’un patient, elle en informe sa famille. Le corps est placé dans les conditions qui permettent la conservation des organes.

Le prélèvement est une véritable opération chirurgicale qui a lieu en milieu stérile. Ensuite le corps du donneur dignement restauré est rendu à la famille.

Pendant ce temps, les malades compatibles en attente de greffe sont convoqués d’urgence à l’hôpital. Grâce au prélèvement multi-organes, un seul donneur peut sauver la vie de plusieurs personnes.

Les organes sont transportés jusqu’à l’hôpital qui va procéder à la greffe dans les plus brefs délais. Un cœur, par exemple, ne peut être conservé hors du corps humain que pendant 4 à 5 heures.

Les malades les plus gravement atteints sont greffés en priorité.

7. Quels sont les résultats des greffes d’organes ?

Les greffés retrouvent une vie quasi-normale après une période en liste d’attente souvent très pénible. Ils ne connaîtront jamais le nom du donneur qui leur a sauvé la vie car le don d’organes est anonyme.

On ne greffe que des organes provenant de sujets indemnes de maladies transmissibles au receveur. Des tests sont bien sûr effectués pour détecter toute affection (hépatites, virus du SIDA ou autres infections).

Les greffés sont très scrupuleusement suivis par l’équipe qui les a opérés et par leurs médecins traitants, car le risque de rejet de l’organe implanté existe.

80 % des greffes effectuées en Alsace sont des succès !

8. Pourquoi manque-t-on d’organes en France ?

Les techniques de transplantation permettent de sauver de plus en plus de malades. Les résultats sont convaincants et les listes d’attente de greffes s’allongent.

Trop de personnes s’opposent encore au prélèvement par manque d’information. Dans ces moments difficiles de deuil, les familles ne réalisent pas qu’elles peuvent sauver plusieurs vies en acceptant de donner les organes d’un proche.

Il en résulte que, chaque année, des malades décèdent faute d’avoir été greffés à temps.

9. Qui prend en charge les frais de prélèvement ?

Tous les frais occasionnés par le prélèvement sont pris en charge par l’hôpital. La famille n’a aucun frais supplémentaire à supporter.

10. Comment faire savoir que je suis pour ou contre le prélèvement d’organes ?

Il suffit tout simplement de porter sur soi un document attestant de son accord ou de son désaccord. Il existe des cartes de donneurs distribuées par les ADOT (Association pour le Don d’Organes et de Tissus humains).

Chacun a la possibilité de s’opposer au prélèvement d’organes en faisant connaître son refus de son vivant. « Ce refus peut être exprimé par l’indication de sa volonté dans un registre national automatisé prévu à cet effet. Il est révocable à tout moment. Les conditions de fonctionnement et de gestion du registre sont déterminées par un décret en Conseil d’Etat » (extrait de l’article L. 617-7).

Dans tous les cas, il est très important de faire connaître votre décision à votre entourage. De cette façon, vous serez certain que votre volonté sera respectée.

11. Jusqu’à quel âge peut-on donner des organes ?

 

Il n’y a pas d’âge limite, c’est l’état des organes qui détermine le fait qu’on puisse les prélever,  et il est tout à fait possible de pouvoir prélever et d’ailleurs aussi greffer des personnes ayant au-delà de 70 ans.

 

En ce qui concerne les cornées, même si la personne était porteur de lunettes le prélèvement est possible jusqu’au-delà de 95 ans, et permet de redonner la vue à une personne en attente d’une greffe de cornée.

(on ne prélève que la petite lentille transparente qui se trouve à la surface de l’œil : la cornée)

 

 

 

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