Publié le 14/02/2013
UNE "PHOTOCOPIEUSE 3D" POUR FABRIQUER DES ORGANES !
D'après "Sciences et Avenir"
C’est ce que titre Sciences et Avenir, qui note : « C’est un procédé encore expérimental mais en remplaçant l’encre par des cellules souches, il sera bientôt possible de fabriquer des organes neufs de remplacement limitant ainsi le recours au don d’organes ». Le magazine relève que « s’il est encore trop tôt pour obtenir sur commande un rein ou un cœur ainsi conçus, une équipe de l’Heriot-Watt University, en Ecosse, a réalisé la toute première étape de ce processus », relatée dans Biofabrication.
Sciences et Avenir explique que « dans l’imprimante utilisée par les chercheurs, l’encre a été remplacée par des cellules souches embryonnaires (CSE). […] Ils ont réussi à imprimer des bulles, des sphéroïdes 3D, composées de CSE qui ont résisté à la manipulation puisque 95% d’entre elles étaient encore vivantes après 24 heures. Une prouesse tant les CSE humaines sont fragiles ». Le Dr Will Shu, auteur de l’étude, écrit ainsi : « A notre connaissance, c'est la première fois que ces cellules ont été imprimées en 3D. Cette technique va nous permettre de créer des modèles plus précis de tissus humains ».
Le magazine ajoute que « cette nouvelle technique s’avère prometteuse pour d’autres domaines. Celui des tests pharmacologiques notamment. […] Avec cette méthode de bioprinting, la création de tissus différenciés est possible. Ils pourraient servir pour des tests de toxicité ou de médicaments in vitro et éviteraient ainsi le recours à des animaux de laboratoires ». Will Shu note en effet : « Puisque la majorité des nouveaux médicaments ciblent des maladies humaines, il est logique d’utiliser des tissus humains. […] À plus long terme, nous envisageons de créer des organes viables en 3D pour l'implantation médicale à partir des propres cellules du patient ».
Sciences et Avenir précise toutefois que « les difficultés sont encore nombreuses : un organe n’est pas qu’un amas de cellules. Pour être fonctionnel il doit aussi être vascularisé et innervé. Mais dorénavant la perspective existe, cela représente déjà une avancée importante ».

LE PRELEVEMENT D'ORGANES "SUR COEUR ARRÊTE" FAIT DEBAT : Publié le 14/02/2013
D'après "Libération"
Eric Favereau évoque dans Libération « le paradoxe du progrès. D’un côté, une bonne nouvelle avec de moins en moins de morts sur la route et la prévention des accidents cérébraux vasculaires qui s’améliore. Mais de l’autre, une mauvaise, car on assiste, en conséquence, à une stagnation du nombre de corps sur lesquels on peut prélever des organes ». Le journaliste note ainsi que « si plus de 4 700 greffes d’organes sont réalisées chaque année en France, ce sont plus de 12 000 malades qui sont en attente. Et 800 meurent déjà chaque année, faute de greffons disponibles ».
« Que faire ? Changer les règles ? Prélever plus, mais alors sur qui ? », s’interroge Eric Favereau, qui rappelle qu’« en France, on prélève essentiellement sur des personnes en mort encéphalique. […] Depuis 5 ans, la loi ouvre la possibilité de prélever des organes sur une personne après un arrêt cardiaque. Mais comment le faire sans déraper ? Comment développer ce type de prélèvements, comme aux Pays-Bas, en Belgique, ou en Angleterre ? ».
Eric Favereau indique que « la semaine dernière, à l’initiative de l’Assemblée nationale et de l’Agence de la biomédecine, ont eu lieu des audiences publiques sur cette problématique. […] Tout se cristallise autour des patients, souvent atteints au cerveau, hospitalisés en réanimation. Ils vont mourir. Aucun traitement ne marche. Ces patients dépendent bien souvent de machines, qui, logiquement, seront arrêtées. De là, on attendra l’arrêt cardiaque ».
« Mais voilà, il y a une inconnue : le temps séparant l’arrêt des traitements du décès. Si la durée est trop longue, les organes sont abîmés », observe le journaliste. Laurent Beydon, de la Société française d’anesthésie et de réanimation, a remarqué : « N’y a-t-il pas le risque que l’on aille vers une mort utilitaire, où l’on accélère le décès pour prélever dans de bonnes conditions ? ».
Eric Favereau note que « des experts hollandais, belges ou anglais ont tous raconté que «chez eux, tout se passe bien» », et cite Didier Dreyfuss, de la Société de réanimation de langue française : « Il faut à tout prix séparer les débats sur la fin de vie et ceux sur le don d’organes. Le consentement de proches doit être explicite et surtout ne pas modifier les règles de la sédation ». De son côté, Bruno Riou, chef des urgences à la Pitié-Salpêtrière (Paris), a souligné « deux limites à ne pas franchir » : « Ne prélever que sur des patients morts. Or, aux Etats-Unis, ce n’est pas toujours le cas. Et, second tabou : ne jamais accélérer le décès ».

DON DE SANG DU CORDON Publié le 21/10/2012
Méconnu du grand public, le don de sang de cordon pourrait permettre de soigner des centaines de personnes chaque année. Pour favoriser cette pratique, l'Agence de la biomédecine lance une nouvelle plateforme pour améliorer les connaissances et la compréhension de chacun sur le sujet.
Parents et futurs parents sont peu informés sur le don de sang de cordon. Pourtant, de nombreuses questions sont susceptibles d’émerger sur ce sujet à l’approche de la naissance de l’enfant : Qu’est-ce que le don de sang de cordon ? A quoi sert-il ? Comment est-il prélevé et utilisé ? Cet acte a-t-il des conséquences sur le bébé ?... Pour répondre à ces interrogations, l’Agence de la biomédecine vient de lancer un tout nouveau site.
Construit autour de quatre rubriques, le nouveau site www.dondesangdecordon.fr répond aux questions que les parents peuvent se poser sur le don de sang de cordon.
Cette plateforme offre également la possibilité de localiser les différentes maternités et banques de sang de cordon en France.
Quelle est l'utilité du sang de cordon ?Chaque année, environ 2 000 personnes pourraient être soignées grâce à une greffe de moelle osseuse ou de sang de cordon. Le sang de cordon ou "sang placentaire" est prélevé au niveau du cordon ombilical, immédiatement après la naissance de l’enfant. Il a la particularité d’être riche en cellules souches hématopoïétiques, qui donnent naissance aux cellules du sang, et sont semblables à celles contenues dans la moelle osseuse. Ces cellules sont capables de reconstituer le système sanguin de patients atteints de maladies graves du sang, comme par exemple les leucémies.
Recueilli lors de l’accouchement, analysé, congelé et conservé dans une banque de sang de cordon autorisée, ces cellules pourront être utilisées si elles se révèlent compatibles avec les besoins d’un malade avec une indication de greffe de cellules souches hématopoïétiques, si aucun donneur de moelle osseuse compatible n’est identifié au sein du Registre France greffe de moelle.
A la mi-2012, près de 20 000 Unités de Sang Placentaire sont conservées dans les banques du RFSP grâce aux 64 maternités affiliées au réseau. Ces maternités accueillent près de 25 % des naissances en France.
Pour atteindre l’objectif de 30 000 unités de sang placentaire disponibles dans le Registre français d’ici 2014, l’Agence s'est engagée dans un plan de développement des banques, en favorisant la réouverture d’anciennes banques et la création de nouvelles banques par un apport financier renforcé en 2010 par le "plan cancer".
Sources : David Bême - www.doctissimo.fr
En savoir plus et accéder au site : www.dondesangdecordon.fr

FACEBOOK AU SECOURS DU DON D'ORGANES ? Publié le 06/05/2012
Facebook donne dorénavant la possibilité à ses utilisateurs d'afficher leurs préférences en matière de don d'organes. "Aujourd'hui plus de 114.000 personnes aux Etats-Unis, et des millions à travers le monde, attendent qu'un coeur, un rein ou un foie leur soit transplanté afin de leur sauver la vie. Beaucoup d'entre eux -18 par jour en moyenne- vont mourir dans l'attente, simplement parce qu'il n'y a pas assez de donneurs d'organes pour répondre à la demande", a souligné hier le créateur du réseau social, Mark Zuckerberg.
Et visiblement, ça marche, constate Slate.fr. D'après le site Internet du "Los Angeles Times", le nombre de donneurs d'organes aurait fait un bond de 800% en Californie. Les chiffres annoncés depuis sur la page Facebook de Donate Life California sont encore plus impressionnants: sur la journée du 1er mai, le nombre d'inscriptions sur le site Internet de l'organisation a augmenté de 1.400%.
Le nouveau statut donnant la possibilité d'afficher son choix en matière de don d'organes n'est - pour l'instant - accessible qu'aux Etats-Unis et en Grande Bretagne !
En savoir plus : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/05/02/18107-donneur-dorganes-nouveau-statut-sur-facebook

"REVOLUTION EN CHIRURGIE CARDIAQUE" Publié le 25/04/2012
C’est ce que titre "Le Parisien", qui consacre une page au sujet. Elodie Soulié indique ainsi qu’« une thérapie cellulaire va permettre d’ici à 2014 de guérir plus de 30 000 cardiaques par an. Une innovation basée sur l’utilisation des cellules souches ».
La journaliste note que « le temps de quelques mois de nouveaux essais cliniques, la thérapie cellulaire à laquelle travaillent depuis plus de 10 ans le Pr Philippe Hénon et son équipe de l’Institut de recherche en hématologie et transplantation de Mulhouse (Haut-Rhin) donnera aux cœurs brisés les moyens de régénérer ».
« Les spécialistes parlent déjà «d’alternative sérieuse» aux greffes : les cellules souches sanguines prennent la relève du bistouri », continue Elodie Soulié.
Le Pr Hénon remarque ainsi : « Le sang est comme une soupe de populations cellulaires, et celle que nous avons mise en évidence est capable de régénérer le muscle cardiaque ».
Elodie Soulié en explique « le principe » : « Trier et extraire les cellules souches dans le sang prélevé au malade, dans les 2 mois au maximum de sa «crise cardiaque». Elles formeront le greffon réinjecté ensuite directement dans les tissus abîmés du muscle cardiaque. […] Plus besoin d’ouvrir le thorax, le greffon passera par un cathéter directement dans l’artère qui l’amènera au cœur. Une technique moins agressive dont vont bénéficier les 150 patients traités lors de la nouvelle phase d’essais cliniques »
La journaliste relève que les patients des précédents essais, en 2007, « ont déjà «dépassé toutes les espérances» : la technique a évité la greffe aux 3 patients qui, à l’époque, étaient en liste d’attente, et restauré aux 4 autres jusqu’à 80% de leur capacité cardiaque ».
Le Pr Jean-Yves Neveux, membre du « conseil scientifique chargé d’accompagner le projet de CellProthera », la start-up créée pour l’occasion par les chercheurs français, déclare qu’« en termes de santé publique, c’est une avancée extraordinaire, car si le procédé a un coût, il est moindre qu’une intervention, et cela réduira aussi la quantité de médicaments que le patient doit actuellement prendre pour vivre dans des conditions médiocres ».
Elodie Soulié ajoute que cette technique « risque de priver ses jeunes confrères d’une bonne partie de leur travail », évoquant « 30 00 à 35 000 thorax à opérer en moins par an, lorsque le procédé sera définitivement validé ».