DMJ : 11.01.2012
Vous avez bénéficié d'une greffe ?
Vous avez été confrontés à la question du prélèvement pour un membre de votre famille ?
Envoyez nous votre témoignage pour alimenter cette rubrique et participer ainsi à la chaîne de solidarité et de vie que constitue le don d'organes et de tissus humains. D'avance, merci !
TEMOIGNAGES DE GREFFES :
Tous les ans l'ADOT 67 est présente sur la Foire Européenne de Strasbourg. A cette occasion elle propose aux visiteurs - familles de donneurs ou greffés - de témoigner au travers de son Livre d'Or. Ci-dessous quelques-uns des témoignages recueillis en 2011.
JEAN-CLAUDE :
"Cela fait maintenant 18 mois que je suis greffé du foie : c'est une nouvelle vie qui recommence pour moi grâce à un donneur que je ne remercierai jamais assez. Il faudrait beaucoup plus de donneurs car il y a beaucoup de personnes qui attendent un don !"
VALERIE :
"Presque 5 ans le 3 octobre 2005 la greffe de mon rein. Merci à ce donneur qui m'a sauvé la vie. Donnez, donnez ! N'oubliez jamais que vous êtes tous des receveurs potentiels ! Merci mille fois à mon donneur. Je n'ai pu dire qu'adieu à mon ancienne compagne de dyalise ..." Signé : Valérie, maman de deux enfants qui remercient cette nouvelle vie.
FANNY :
"Mon mari a été greffé du foie après 7 longs mois d'attente. Merci au donneur et à sa famille : une nouvelle vie a commencé pour lui. Pensez à donner vos organes. Quand on est "parti", on ne sert plus à rien mais une nouvelle vie commence pour eux (une renaissance) et çà, c'est important pour eux."
ANNA & LISA :
"Merci à la personne et à sa famille qui ont sauvé notre maman et qui lui permettront ainsi de connaître un jour ses petits-enfants et même les suivants."
Retrouvez également le témoignage de Matthias paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 16/10/2010 en cliquant sur le lien suivant : upload/file/08.%20Matthias%2C%20une%20vie%20sauv%C3%A9e%20_DNA%2016.10.10_%281%29.pdf
TEMOIGNAGE DE LA MERE D'UN DONNEUR
Mon fils Sébastien (17 ans 1/2) a été victime d'un accident de la circulation en roulant en scooter sans casque. Sa tête a heurté un poteau en béton. Il a été plongé dans un coma profond et trépané dans la nuit pendant 4 heures afin de ponctionner son hémorragie cérébrale.
Je l'ai retrouvé dans la salle de réanimation le lendemain, après avoir discuté avec le chirurgien qui l'avait opéré, celui-ci m'a dit qu'il n'y avait pas d'espoir, que tout avait été tenté.
En fin d'après midi, tous les signes correspondanst à une mort cérébrale sont apparus. Ils m'ont été expliqués.
Quand l'infirmier-aumonier m'a fait la demande du prélèvement d'organes, une voix intérieure, celle de Sébastien m'a dit : vas-y maman donne, à moi cela ne servira plus.
J'ai LÉGALISÉ son OUI, car il était mineur. Le corps de Sébastien ne m'appartenait pas. Je n'étais plus qu'une maman venant de perdre son enfant.
Pour avoir connu l'onction de la souffrance par sa MORT, j'ai pris conscience du prix de la VIE. Je me devais de respecter la philosophie de Sébastien. Ces dons auront permis de rendre une vie meilleure aux personnes qui auront reçu de Sébastien ce qu'il a pu leur donner.
La maman de Sébastien.
