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DONS D'ORGANES ET GREFFES : LES CHIFFRES DE 2016

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mar. 28 mars 2017

DES CHIFFRES PROMETTEURS

L'Agence BioMédecine vient de publier les chiffres préliminaires des prélèvements et des greffes pour l'année civile 2016, c'est à dire avant la mise en application des nouvelles dispositions législatives.

DES GREFFES EN NOMBRE PLUS IMPORTANT

Le nombre d'organes greffés est passé de 5.739 en 2015 à 5.891 en 2016 soit une progression de 2,5 % en un an. L'objectif annuel des 5.700 interventions du plan greffe pour 2012-2016 a donc été non seulement atteint mais assez largement dépassé.

Les greffes de reins restent les plus nombreuses : 3.615 en 2016 soit une progression de plus de 4 %. Le second organe le plus greffé en France est le foie avec 1.322 greffes réalisées en 2016 contre 1.365 l'année précédente (il s'agit du seul organe concerné par une diminution). Suivent ensuite le coeur (477 greffes), les poumons (371), le pancréas (90) et les intestins (3).

Pour arriver à ce résultat encourageant, les sources de prélèvement de greffons se sont développés, notamment grâce aux donneurs vivants. Ainsi pour ce qui concerne les reins par exemple, 576 greffes sur 3.615 ont pu être réalisées avec donneurs vivants soit près de 16 % des greffes rénales et une progression de près de 6 %. Mais l'activité de greffes a également bénéficié de l'application de la procédure dite de "Maastricht III" concernant les donneurs décédés dans le cadre d'une limitation ou d'un arrêt des thérapeutiques : elle a permis 114 greffes en 2016

MAIS UNE LISTE D'ATTENTE QUI NE CESSE DE CROÎTRE

Si la greffe progresse, malheureusement - en raison de son succès peut-être - mais sans doute également en raison du vieillissement général de la population, la liste nationale des personnes en attente de greffes (surtout pour les reins) ne cesse de croître. En 2016, au total, 22.617 patients étaient en attente d'un organe contre 21.378 l'année précédente !                 

ET TOUJOURS TROP DE REFUS DE DONS !

Une constante qui n'arrange rien : alors que les besoins augmentent, le taux des personnes qui s'opposent au prélèvement d'organe reste à peu près stable et à un niveau élevé proche de 34 % (un refus sur 3 !)

L'avenir nous dira si la nouvelle législation mise en application au 1° janvier 2017 permettra de faire baisser sensiblement ce fort taux de refus, mais il n'est certainement pas prévu que les bénévoles de France ADOT (ni d'ailleurs ceux d'autres associations) cessent leur action d'information et de sensibilisation ...

Bien au contraire : ils ont bien l'intention de participer et de contribuer à la baisse !  

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