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FOIRE AUX QUESTIONS

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ven. 5 juin 2015

TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR

SUR LE DON D'ORGANES ...

Dire oui au don d’organes, c’est donner l’accord de son vivant à un éventuel prélèvement après son décès.

Cette « Foire Aux Questions » est destinée à vous fournir les informations nécessaires à une réflexion et à une discussion, afin que chacun puisse prendre sa décision et la communiquer à ses proches. Elle recense les questions qui reviennent le plus fréquemment dans nos débats ou dans nos interventions.

Cependant, si une des questions que vous vous posez personnellement n’y figure pas, n’hésitez pas à nous interroger directement ! Nous vous répondrons et intégrerons, le cas échéant, votre question (et sa réponse) dans la liste ci-dessous :

LISTE DES QUESTIONS :

 

01. Qu’est ce qu’une transplantation ?
02. Qu’est ce que la mort encéphalique ?
03. Quelle est la différence entre le don d’organes et le don de son corps à la science ?
04. Les médecins tiennent-ils compte de l’avis de la famille du défunt avant de prélever des organes ?
05. Y-a-t-il un risque de trafic d’organes en France ?
06. Comment se passent un prélèvement et une transplantation ?
07. Quels sont les résultats des greffes d’organes ?
08. Pourquoi manque-t-on d’organes en France ?
09. Qui prend en charge les frais de prélèvement ?
10. Comment faire savoir que je suis pour ou contre le prélèvement d’organes ?

11. Jusqu'à quel âge peut-on donner des organes ?

12. Peut-on donner ses organes après avoir eu un cancer ?

13. Qu'en disent les religions ?

01. Qu'est ce qu'une transplantation ?

Une transplantation ou une greffe, c’est l’implantation d’un organe provenant d’un donneur sur un receveur qui en a besoin pour vivre. On greffe des organes (les reins, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas, les intestins) ou bien des tissus (les os, la peau, la moelle osseuse, les cornées).

On peut prélever un organe ou un tissu sur une personne vivante (rein, foie, poumon, moelle osseuse) à condition que le donneur soit consentant et que sa vie ne soit pas mise en danger.

Mais le plus souvent, on prélève des organes sur des personnes en état de mort cérébrale (mort encéphalique). Dans ce cas, l’anonymat du donneur est toujours préservé.

Le don d’organes est gratuit, sans bénéfice financier pour le donneur ou sa famille.

Mais on peut aussi prélever des organes sur une personne vivante (rein, foie), dans un cadre familial "élargi" ou lors d'un don croisé.

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02. Qu’est ce que la mort encéphalique ?

La mort cérébrale encéphalique), c’est la vraie mort ! Un sujet en état de mort cérébrale ne peut plus vivre puisque son cerveau n’est plus irrigué par le sang.

Ses fonctions vitales s’arrêtent. Les battements de son cœur ainsi que sa respiration ne peuvent être maintenus artificiellement que pendant quelques heures.

Le défunt conserve alors une apparence de vie, on pourrait croire qu’il est seulement dans le coma, pourtant, il est mort.

Deux médecins procèdent systématiquement à une série d’examens (électroencéphalogramme, artériographie cérébrale) avant de certifier la mort encéphalique.

A partir de ce moment, on ne dispose que de quelques heures pour avoir un entretien avec la famille du défunt afin de connaître les volonté du proche disparu et organiser le prélèvement.

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03. Quelle est la différence entre le don d’organes et le don de son corps à la science ?

Donner son corps à la science, c’est le léguer aux facultés de médecine. Il sert à la formation des étudiants et des chirurgiens. Les organes ne sont pas transplantés. Le corps n’est pas rendu à la famille. De plus, ce don est payant.

Dans le cas du don d’organes, le corps du défunt est toujours restitué à la famille dans les heures qui suivent le prélèvement. Les funérailles peuvent avoir lieu normalement.

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04. Les médecins tiennent-ils compte de l’avis de la famille du défunt avant de prélever des organes ?

La loi affirme que toute personne en état de mort cérébrale est considérée comme un donneur potentiel si elle n’a pas exprimé son refus de son vivant.

La loi précise également que « si le médecin n’a pas directement connaissance de la volonté du défunt, il doit s’efforcer de recueillir le témoignage de la famille ». Mais cette recherche de témoignage est souvent interprétée comme une demande d'autorisation.

Lorsque le défunt a laissé une trace écrite de sa décision vis-à-vis du don d’organes, les médecins agissent en total respect de sa volonté.

Le cas des mineurs : "Si la personne décédée était un mineur ou un majeur faisant l'objet d'une mesure de protection pénale, le prélèvement en vue d'un don ne peut avoir lieu qu'à la condition que chacun des titulaires de l'autorité parentale ou le représentant légal  y consente expressément par écrit". (Article L.671-8)

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05. Y-a-t-il un risque de trafic d’organes en France ?

Afin d’éliminer tout risque, la loi prévoit que les prélèvements ne peuvent avoir lieu que dans des centres hospitaliers habilités. Les organes prélevés sont répertoriés par un organisme public indépendant qui les répartit selon le degré d’urgence et les suit jusqu’à la transplantation dans un centre également autorisé.

Les organes ne peuvent donc pas sortir de ce circuit pour être vendus. Pour les mêmes raisons, un organe greffé en France ne peut pas avoir été acheté à l’étranger.

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06. Comment se passent un prélèvement et une transplantation ?

Quand, malgré ses efforts pour le sauver, une équipe médicale a constaté la mort encéphalique d’un patient, elle en informe sa famille. Le corps est placé dans les conditions qui permettent le fonctionnement artificiel des organes.

Le prélèvement est une véritable opération chirurgicale qui a lieu en milieu stérile. Ensuite le corps du donneur dignement restauré est rendu à la famille.

Pendant ce temps, les malades compatibles en attente de greffe sont convoqués d’urgence à l’hôpital. Grâce au prélèvement multi-organes, un seul donneur peut sauver la vie de plusieurs personnes.

Les organes sont transportés jusqu’à l’hôpital qui va procéder à la greffe dans les plus brefs délais. Un cœur, par exemple, ne peut être conservé hors du corps humain que pendant 4 à 5 heures.

Les malades les plus gravement atteints - et les enfants - sont greffés en priorité.

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07. Quels sont les résultats des greffes d’organes ?

Les greffés retrouvent une vie quasi-normale après une période en liste d’attente souvent très pénible. Ils ne connaîtront jamais le nom du donneur qui leur a sauvé la vie car le don d’organes est anonyme.

On ne greffe que des organes provenant de sujets indemnes de maladies transmissibles au receveur. Des tests sont bien sûr effectués pour détecter toute affection (hépatites, virus du SIDA ou autres infections).

Les greffés sont très scrupuleusement suivis par l’équipe qui les a opérés et par leurs médecins traitants, car le risque de rejet de l’organe implanté existe.

90 % des greffes effectuées en Alsace sont des succès (résultats à un an) !

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08. Pourquoi manque-t-on d’organes en France ?

Les techniques de transplantation permettent de sauver de plus en plus de malades. Les résultats sont convaincants et les listes d’attente de greffes s’allongent.

Parmi les causes de non prélèvement, on observe un taux d'opposition de 33 %, en particulier liée à la famille. Or, la famille n'a pas à refuser ou à autoriser le prélèvement d'organes, elle a à produire un témoignage. Mais, dans ces moments difficiles de deuil, cette recherche de témoignage est souvent interptétée comme une demande d'autorisation ...

Il en résulte que, chaque année, des malades décèdent faute d’avoir été greffés à temps.

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09. Qui prend en charge les frais de prélèvement ?

Tous les frais occasionnés par le prélèvement sont pris en charge par l’hôpital. La famille n’a aucun frais supplémentaire à supporter.

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10. Comment faire savoir que je suis pour ou contre le prélèvement d’organes ?

Il suffit tout simplement de porter sur soi un document attestant de son accord ou de son désaccord. Il existe des cartes de donneurs distribuées par les ADOT (Association pour le Don d’Organes et de Tissus humains).

Chacun a la possibilité de s’opposer au prélèvement d’organes en faisant connaître son refus de son vivant. « Ce refus peut être exprimé par l’indication de sa volonté dans un registre national automatisé prévu à cet effet. Il est révocable à tout moment. Les conditions de fonctionnement et de gestion du registre sont déterminées par un décret en Conseil d’Etat » (extrait de l’article L. 617-7).

Dans tous les cas, il est très important de faire connaître votre décision à votre entourage. De cette façon, vous serez certain que votre volonté sera respectée.

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11. Jusqu’à quel âge peut-on donner des organes ?

 

De nombreuses personnes se disent trop âgées pour être donneuses. En fait, il n'y a pas d'âge limite.

 

Les médecins évaluent au cas par cas l'état des organes pour s'assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée. Cela peut aller jusqu'à 90 ans !

 

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12. Peut-on donner ses organes après avoir eu un cancer ?

 

Oui, s'il y a eu rémission depuis plus de 5 ans.

 

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13. Qu'en disent les religions ?

 

Pour la plupart des religions monothésistes, la vie humaine est une valeur essentielle.

Elles s'accordent pour soutenir tout ce qui peut la sauvegarder ou la soulager. Le prélèvement d'organes, qui a pour finalité de sauver ou de restaurer la vie, ne rencontre pas d'objection de principe : c'est un acte de charité.

 

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