2020 : ANNEE NOIRE POUR LE DON D'ORGANES ?

publié le 13-05-2021

 

2020 : ANNEE NOIRE POUR LES GREFFES

Que ce soit en Alsace, dans le Grand Est ou dans toute la France, le bilan des prélèvements et des greffes est pratiquement le même partout : baisse des prélèvements et des greffes, ces dernières ayant chuté d’environ 25 % par rapport à l’année 2019.

D’après les chiffres communiqués par l’Agence de Biomédecine, sur les 25 000 patients en attente de greffe, seuls 4 417 ont pu être greffés en 2020 contre 5 901 l’année précédente. En Alsace, la chute est de même ampleur : 201 transplantations seulement en 2020 contre 264 en 2019.

Les causes de cette baisse sont – bien évidemment – à chercher dans la pandémie qui a touché (qui touche encore) notre pays.

En raison de l’engorgement des hôpitaux non seulement les services de coordination, indispensables pour la gestion des prélèvements et des transplantations ont été fermés administrativement pendant plusieurs semaines au plus fort de la crise mais également les lits et les salles d’opérations ont été littéralement engorgés. Du coup, entre mars et juin 2020 seules les greffes d’organes vitaux ont pu être maintenues.

A cela s’ajoutaient toutes les contre-indications imposées par le covid qui ont fortement limité les possibilités de prélèvement : suspicion de covid ou suspicion de contact covid quasi impossibles à vérifier notamment.

Ce bilan s’alourdit encore si l’on se tourne vers les patients en attente de greffes. Ils sont – bon an, mal an – environ 25 000 et – là aussi, bon an, mal an – 700 d’entre eux meurent chaque année faute d’avoir pu être greffés, faute de greffons compatibles et disponibles.

Cette année, ce chiffre s’élève malheureusement à 921 soit plus de 30 % en plus.

2020 : ANNEE NOIRE POUR LES DONS D'ORGANES

Si cette forte progression s’explique par toutes les raisons sanitaires évoquées ci-dessus, elle résulte également – dans une certaine mesure – d'une forte augmentation des refus du don d’organes. Jusqu’à présent le taux de refus se situait en moyenne à 30 % : il a été de près de 50 % dans le Grand Est, « grimpant » jusqu’à 60 % en Alsace !

Une raison de plus pour poursuivre et amplifier nos interventions en tous lieux et en toutes occasions pour promouvoir le don d’organes.